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16/09/2018

Le "petit gavroche" reprend le gavroche à Strasbourg


C’est officiel depuis le 1er septembre 2018, Lucile Weber et Alexy Fuchs ont repris le restaurant Le Gavroche à Strasbourg (67), étoilé au guide Michelin.

"Je suis très fier de cette reprise par mon fils", précise le papa Benoit Fuchs avec émotion. "C’est une belle transmission, une continuité, et j’espère une renaissance pour notre restaurant, l’une des dernières maisons familiales strasbourgeoises."



Lucile et Alexy Fuchs reprennent le Gavroche à Strasbourg ©Sandrine Kauffer-Binz
Lucile et Alexy Fuchs reprennent le Gavroche à Strasbourg ©Sandrine Kauffer-Binz
Le gavroche est une institution gastronomique, récompensée en 2013 d'une étoile au guide Michelin.

Que de chemin parcouru depuis la reprise d’une ancienne crêperie de 15 couverts par Benoit Fuchs. Puis son épouse Nathalie, qui n'était pas du métier, l'a rejoint et ensemble, ils ont "élevé" le Gavroche, nom évocateur d'un gamin sympathique et légèrement frondeur. À l’époque, ils tenaient une table qui n’était ni winstub, ni gastronomique. Gavroche sautait à contre-courant, faisant discrètement, mais efficacement la différence.

Le bouche-à-oreille a très bien fonctionné pendant 27 années et les 25 couverts de l’adresse confidentielle dans la petite ruelle Klein, affichait complet.

Père et fils, le duo et la reprise avec la complicité de Lucile ©Sandrine Kauffer-Binz
Père et fils, le duo et la reprise avec la complicité de Lucile ©Sandrine Kauffer-Binz
Surnommé le "petit gavroche" par les voisins du quartier, Alexy Fuchs grandit, au coeur du restaurant, venant souvent, enfant voir son père travailler en cuisine. "Aujourd’hui, c'est mon fils Lulu (1 an) qui vient me retrouver. C'est une drôle d'impression", reconnait Alexy Fuchs. "Je me revois il y a 30 ans; c’étaient des bons souvenirs."

En 2018, le Gavroche est à un tournant de son histoire.

A 56 ans, Benoit Fuchs cède l’entreprise à son fils et sa compagne, Lucile Weber.
"Je souhaitais m’arrêter et céder le restaurant. Quand Alexy m’a dit qu’il était intéressé, j’étais plus que fier !", s’exclame-t-il. "C’est la renaissance du Gavroche et en même temps, la continuité. Depuis des années, nous travaillions ensemble en cuisine, réalisant des plats signés père-fils"

Bienveillant, papa ne sera jamais bien loin en cas de besoin.

Depuis 2007, père et fils cuisinaient à 4 mains ©Sandrine Kauffer-Binz
Depuis 2007, père et fils cuisinaient à 4 mains ©Sandrine Kauffer-Binz
Benoit Fuchs est passé par le Buerehiesel, au Rosenmeer, à la Cheneaudière, au Cerf et chez Yvonne. Alexy, quant à lui, diplômé du CEFPPA a fait son apprentissage au Crocodile du temps de Monique et Emile Jung. puis a intégré la brigade d'Antoine Westermann au Buerehiesel. Ainsi, formé, il avait rejoint en 2007 le restaurant familial. "J'ai beaucoup appris avec mon père", reconnaît Alexy Fuchs. "Depuis des années, nous réalisions la carte à 4 mains".

Tel un fil conducteur, le fils, nouveau propriétaire du Gavroche, propose une carte des mets, que les fidèles habitués, auront plaisir à retrouver.

Je suis très fier que mon fils Alexy reprenne le Gavroche ©Sandrine Kauffer-Binz
Je suis très fier que mon fils Alexy reprenne le Gavroche ©Sandrine Kauffer-Binz
A la carte, les Langoustines mi-cuites, légumes croquants, consommé froid, le foie gras de canard fumé, brioche dorée et confiture "mi figues-mi raisins", l’œuf bio poché, caviar d’artichauts et girolles fraiches, Le maigre sauvage rôti, aubergine confites au miso, les artichauts et coulis de piquillos, un turbot doré et son blé vert fumé, coquillages au citron confit, surmonté d'une écume d’ail doux, ou encore les cuisses de lapin laquées, aubergines au miso, et polenta crispy, précéderont la partie sucrée : où un choix délicat va s'opérer : tarte au citon meringuée et son sorbet thym-citron, un gâteau au chocolat sans farine, cuit en cocotte, ou une belle poêlée de mirabelles d’Alsace, streussel, et glace au poivre "tchuli".

la salle est épurée, élégante et japonisante ©Sandrine Kauffer-Binz
la salle est épurée, élégante et japonisante ©Sandrine Kauffer-Binz
Coté salle, formée par Nathalie Fuchs avec qui elle a travaillé 5 années, Lucile Weber accueille les clients du Gavroche. La voici chez elle, souriante et aux faits de son métier. Elle avait rejoint le Gavroche en 2013, d’abord en pâtisserie. "Avec Alexy ce fut le coup de foudre", s’amuse le papa. "Puis, elle est passée en salle et son visage est depuis bien connu de notre clientèle". Douceur, sensibilité et féminité sont les maitres mots de sa personnalité.

L’ambiance est décontractée. Le décor japonisant, épuré est apaisant. Tables en bois d’épices, quelques banquettes pour la convivialité, des touches blanches florales murales disposées avec parcimonie et sobriété, des parois balisant l’intimité, à moins que cela ne soit cette baie vitrée, qui exceptée une douce luminosité, ne laisse rien filtrer, des mets déposés sur les tables des gourmets.


Filet de Maquereau fumé, sarrasin, panna cotta d’ail fumé et sorbet petits pois  ©Sandrine Kauffer-Binz
Filet de Maquereau fumé, sarrasin, panna cotta d’ail fumé et sorbet petits pois ©Sandrine Kauffer-Binz
Au Gavroche, la relève est belle est bien assurée. Le jeune couple de restaurateurs va insuffler un brin de nouveauté. Le menu Gavroche tarifé de 65€ à 95€ offre la possibilité de choisir en 3 et 6 assiettes, tandis qu’Alexy Fuchs se réjouit de remettre en place "le menu retour du marché", (3 plats/35€) servi uniquement le midi, qui évoluera toutes les semaines.


Par Sandrine Kauffer-Binz
Crédit photos ©Sandrine Kauffer-Binz



Restaurant Gavroche
4 Rue Klein 67000 Strasbourg
03 88 36 82 89
www.restaurant-gavroche.com

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