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09/05/2019

Le Kasbur à Monswiller fête son 20ème anniversaire


Le 1er mai 2019, Béatrice et Yves Kieffer ont célébré les 20 ans de leur restaurant le Kasbur à Monswiller (67)

Formé notamment à la Tour d'Argent à Paris et chez Marc Meneau , c'est en 1999, que le chef crée avec son épouse Béatrice, le restaurant Kasbür, reprenant le bistrot familial « La Belle vue ».
En 2013, le guide Michelin les consacre d’un macaron, en 2016, ils entrent dans les Etoiles d’Alsace.



En 2019, Béatrice et Yves Kieffer  célèbrent  les 20 ans du Kabur
En 2019, Béatrice et Yves Kieffer célèbrent les 20 ans du Kabur
"Un rêve de gosse : reprendre le Bistrot « La belle vue » de mon arrière grand-mère Marie-Jeanne, plus connu sous le nom Kasbür qui signifie« paysan fromager ». Ce sobriquet désignait Joseph Kieffer, mon arrière grand-père qui fabriquait son fromage et exerçait déjà une petite activité de restauration", explique le chef.

"Avec ma femme Béatrice, nous avons TOUT mis dans ce projet. Nous avons eu la chance que mes grands parents nous fassent confiance. Mais ce fut un vrai parcours du combattant", se souviennent-ils. "Nous nous sommes battus pour emprunter avec difficulté 450.000 € à l’époque, pour mettre aux normes le Kasbür, installer l'électricité, les sanitaires, un parking et surtout créer une véritable cuisine. J’y proposais alors une cuisine simple et bourgeoise, qui a évolué avec les attentes de la clientèle, composée le midi par de nombreux chefs d’entreprises" se rappelle le nouveau promu du guide Michelin.

Très vite, le chef avait élaboré un menu "affaires" à 21€, composé de 3 plats, servi en 1h. "Et l’étoile n'allait rien changer à cette tarification."

Et depuis quelle évolution, des travaux, une reconstruction, une renaissance et la consécration avec l’étoile Michelin en 2013

2006, extension avec la baie vitrée offrant une vue panoramique sur la campagne, les Vosges du Nord avec une terrasse extérieure.

2013, nouvelle cuisine avec les nouveaux locaux pour la Pâtisserie, la plonge et un vrai local pour le personnel.

2015 : L’aménagement du jardin extérieur avec les bacs aromatiques et 15 arbres fruitiers apportent la touche végétale qui manquait au Kasbür.

"Aujourd’hui, je regarde mon équipe de 11 personnes avec humilité. Elle a gardé une taille humaine et est constituée de belles rencontres. Le partage est essentiel dans ma vie. "Sans Béatrice », rien n’aurait été possible. Elle a le don de tout faire fonctionner avec le sourire, je l’admire", confie le chef.

L'histoire raconte que Kasbür était une histoire de femmes. "C’est mon arrière-grand-mère Jeanne qui s’y est mise, après que la ferme familiale ait brûlée en 1932. Le restaurant s’appelait "Belle Vue", mais les anciens du coin l’ont surnommé "Biem Kasbür" en référence à mon arrière grand-père Joseph Kieffer, qui était paysan-fromager. Et puis c’est resté !", se souvient le chef qui a repris le flambeau en 1999. C’est Jeanne qui m’a donné envie de faire ce métier", raconte Yves Kieffer. "Elle préparait des bons plats bourgeois servis dans des cocottes en fonte qui mijotaient toute la matinée pour nos repas de famille. Et "le restaurant" servait à l'époque des plats du jour pour les routiers"

Sur liste d’attente pour entrer au lycée hôtelier d’Illkirch, le jeune Yves Kieffer, originaire de Saint-Jean-Saverne, s'est formé au restaurant du château du Haut-Barr. "Mes parents ne voulaient pas que je le fasse" confie-t-il. "Mon père a tout fait pour m’en dissuader". Mais, c’est en intégrant le restaurant La Vieille enseigne à Strasbourg chez la famille Langs, qu’il eut sa révélation. "J’ai découvert la gastronomie" (ndlr en opposition avec la restauration). "C’était la cuisine que je voulais faire et le chef m’avait dit que j’avais un potentiel, alors j’ai envoyé des courriers dans les 21 restaurants 3 macarons Michelin avec pour rêve d’aller à la Tour d’Argent à Paris et chez Paul Bocuse à Lyon. J’ai eu deux réponses positives", se souvient-il fièrement. "J’ai rejoint la brigade de Manuel Martinez à la Tour d'Argent à Paris à la grande époque, déclinant l’offre de Lameloise. J’ai encore tous les courriers. Je les ai tous gardés", précise-t-il.

"A Paris, j’ai rencontré Michel de Matteis qui m’a pris en main. Je l’ai suivi quelques années plus tard au Château de Divonne à Divonne-les bains (Grandes Etapes Françaises), alors qu’il succédait à Guy Martin. Mais avant, j’ai du faire mon service militaire dans les cuisines de Matignon, lorsqu’Edith Cresson était en fonction".

La suite de "son plan de carrière" se poursuit à L’Espérance à Vezelay sous la direction de Marc Meneau 3* Michelin, comme chef de partie garde-manger et poisson. "J’aimais sa philosophie et son approche du produit", évoque-t-il au sujet de ce chef charismatique qu'il désigne comme "son mentor".

Pour ce 20ème anniversaire, un menu spécial est élaboré avec les plats signature de la maison : Carotte de foie gras de canard Vendéen, Le sandre En cannelloni à la mousseline de brochet, linguines, coulis d'écrevisses, le Suprême de pigeon "bleu, blanc, coeur", Petits pois et morilles fraîches, Nem de cuisse et Le Yuzu/ glace à la noix de muscade.

Dans quelques semaines le chef reçoit son ami Romuald Feger pour un diner à 4 mains

"Notre objectif est de continuer de faire plaisir à notre clientèle et de continuer à nous faire plaisir ! "

Restaurant Kasbür
8, rue de Dettwiller / D421 |
67700 Monswiller / Saverne
Tél. 03 88 02 14 20
www.restaurant-kasbur.fr/


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