SOMMAIRE
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
10/11/2009

Gilles Pudlowski s'entourent des Grandes Gueules à Strasbourg


A l'occasion du lancement de son livre, Gilles Pudlowski a réuni lundi soir à L'hôtel Sofitel Strasbourg Grande Ile, les Grandes Gueules de l'Est de la France, dont il a tiré le portrait dans son ouvrage.

Ils étaient tous là, " le soldat gourmand ", " Wucher, l'aubergiste megalo, beau comme un camion ", " Barthel le Valeureux ", " Saint Gilbert, roi du cochon ", " le géant lorrain ", " Loué soit Tanesy " ect…



Une soirée de caractère, de tempérament, des personnages charismatiques, emblématiques, hauts en couleur, orchestrant une ambiance authentique, riche d'amitié, de complicité et de jovialité.

En présence de Franck et Roland Barthel (au Bon Pichet, Sélestat) Georges Schmitt, ( Soldat de l'an II, Phalsbourg) Philippe Laruelle ( Val Joli, Le Valtin), Patrick Tanesy (Chez Tanesy, Nancy), Marc Wucher (La Stub du Parc, Obernai), Jean-Marie Visilit (La grange de Condé, Moselle), Gilbert Schluraff (Metzgerstuwa à Soultz) et Maurice Rougemont (photographe).


Lors de son discours, Gilles Pudlowski a notamment salué le travail de son complice.
" Ce livre, c'est deux ans de travail, mais c'est le résultat de trente ans de métier (…) Maurice Rougemont me supporte à tout point de vue depuis 32 ans. On a démarré ensemble, c'est lui l'auteur de toutes les photos admirables qui font la qualité de ce livre. (…) Ces portraits ont été réalisés en l'honneur du savoir-vivre à la française, à l'alsacienne, à la lorraine.
Maurice, je te dis bravo ! "

" Les grandes gueules d’aujourd’hui sont plus joviales, à la fois amicales et complices, typées aubergistes à l’ancienne, farceurs et conteurs d’histoire, bistrotiers de charme ou hôteliers chaleureux.
Ils sont les tontons flingueurs de la cuisine, les derniers aubergistes fortes têtes, à résister aux clients, aux bonnes mœurs, au gastronomiquement correct.
" Gilles Pudlowski

Le premier à s'animer et à se faire remarquer, c'est Georges Schmitt, le pétillant chef du Soldat de l'an 2 à Phalsbourg. Sourire en coin, espiègle et taquin, il s'exprime dans un grondement tonitruant.

" En fait je n'ai rien compris, par ce que je ne suis vraiment pas une grande gueule et je ne comprends pas pourquoi je suis dans ce (nom d'oiseau, vilain mot, et grossièreté) bouquin " s'amuse-t-il à nous répondre.
De toute évidence, il s'en amuse et il a raison.
" Très sincèrement, je suis ravi d'être dans le livre de Gilles, c'est un livre très amusant. On se connait depuis 25 ans, puisqu'il est à 8 km du Soldat de l'An2, Gilles est un habitué et donc je pense qu'il me connaît bien et géneral les autres vous connaissent beaucoup mieux que vous ne vous connaissez. Donc son jugement doit être très bon. Et puis d'etre grandes gueules, c'est inhérent à notre métier, je dirai que tous les chefs sont des grandes gueules quelque part "

Gilles Pudlowski dresse le portrait d'un " soldat gourmand ", autodidacte. (...) Ce vantard est un charmeur, qui sait se mettre en valeur sans se prendre trop au sérieux "

Après le discours d'usage et les remerciements, chaque chef a pris position derrière son stand pour faire déguster ses spécialités, amuse-bouches et autres gourmandises raffinées.
Rencontre avec les chefs Grandes-Gueules, le livre en main:

Saluons Marc Wucher, décrit par Gilles Pudlowski comme " l'hôtelier fou d'Alsace, aubergiste megalo, restaurateur généreux, beau comme un camion, fort en thème, solide comme le grès rose, fier comme la ligne bleue des Vosges "

Extrait : " Il ne sert à rien de lui dire " bonjour ". Il vous agresse d'entrée : " Tiens, cette fois-ci tu es à l'heure ? " ou encore " Ca fait trois ans que tu n'es pas venu chez moi". ( ...) Marc Wucher, super grande-gueule au cœur d'un pays réputé taiseux, n'a de cesse de vous gaver pour éteindre en vous la moindre étincelle critique. (…) Oui sa maison est la plus belle du monde, son environnement, un univers enchanté et Obernai, son royaume, la capitale gourmande de l'univers.
Au fait une seule question, comment résister à Marc Wucher ? "
Gilles Pudlowski


" Quand j'ai appris que j'étais dans le livre, a déclaré l'intéressé, j'étais flatté, ça m'a fait plaisir. (...) Il n'y a jamais eu de tension entre nous, mais on s'est toujours gentiment accroché. Il m'a toujours reproché ma façon de m'habiller et moi celle qu'il a de critiquer les plats. On est resté grands copains, mais je ne me laisse pas faire, c'est tout (…) Et si je suis dans ce livre, c'est certainement parce que je lui tiens tête. Les Alsaciens quand on a quelques choses à dire, on le dit. Et puis, je trouve qu'il n'a pas assez dit que j'ai mauvais caractère et j'ai très mauvais caractère ou comme disait ma grand-mère: j'ai du caractère"


Marc Wucher en a profité pour pousser son coup de gueule de la soirée :

" Je voudrais bien qu'en Alsace on soit tous des grandes gueules, on a la plus belle région de France et on ne le dit pas assez fort. Si on n'avait une plus grande gueule ou si on savait mieux se vendre, ça se saurait."


Message reçu 5/5, c'est justement la raison d'être du journal de Julien Binz, faire connaître les atouts de l'Alsace par le biais de tous les acteurs qui contribuent au rayonnement gastronomique de notre région.

Toujours livre en main, promenons-nous :
• Chez " Barthel le Valeureux " où Paul Haeberlin venait déjeuner au "Bon pichet" ses jours de congés. Bocuse y a d'ailleurs salué " la grande qualité pour la vraie simplicité" de cette adresse à Sélestat et d'autres grands noms de la gastronomie s'y sont attablés, Trama, Troisgros, Régis Marcon, ou Georges Blanc.

Philippe Laruelle, qui a repris les fourneaux de l'Auberge familial, " une maison heureuse " après avoir été formé chez Alain Ducasse, Gérard Willer, Clément Bruno.

" Saint Gilbert, roi du cochon" " ce héros rabelaisien ", qui prépare lui-même ses charcuteries dans sa cuisine.

" Loué soit Tanesy ", " le bistrotier de charme " tel " Don Camillo, quand il déguste des écrevisses, Patrick Tanesy lève les yeux au ciel pour rendre grâce de la bonté des choses. "

Jean-Marie Visilit, le " géant Lorrain, " l'aubergiste du bon dieu"

• À noter la présence de Bruno Dinel du Pain de Mon Grand-Père, du fromager Maître Antony, la pâtisserie Ziegler, de Manou Massenez présentant ses Eaux-de-Vie et des vins Ruhlmann dévoilant son Gewurztraminer, champion du monde

Gilles Pudlowski s'entourent des Grandes Gueules à Strasbourg
Une soirée de lancement dans la bonne humeur, réunissant simplement de belles amitiés culinaires et gastronomes, hautes en couleur, mais authentiquement sincères.

Et de l'avis général si le doute planait de savoir si Gilles Pudlowski est lui aussi une grande gueule, chacun s'accorde à dire que c'est une "grande plume"


Commander le livre de Gilles Pudlowski : "Les grandes gueules et leurs recettes", paru en octobre 2009, éd. Glénat, 192 pages, 45 E.

Visionner l'album du lancement du livre Les Grandes Gueules à Strasbourg

Visionnez l'album photos du lancement des Grandes Gueules à Paris


Julien Binz
contact@julienbinz.com


A lire dans la même rubrique...
1 2 3 4 5 » ... 64



ABONNEZ-VOUS

Nos partenaires

Newsletter

Facebook


Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires