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25/09/2019

Gilles Leininger se classe 4ème au Bocuse d’or France


Après 5 heures d’épreuves, Gilles Leininger, surnommé « le Viking » s’est hissé à la 4ème place du concours du Bocuse d’or France 2019, remportant le prix de la meilleure assiette autour de son artichaut.
Avec son commis Valentin Meyer, il a déroulé son programme aussi bien qu’aux entrainements. Sur la scène du palais de la Mutualité, l’Alsace était fière d’être si bien représentée.



Voir la vidéo de la remise des prix


Gilles Leininger et son commis Valentin Meyer avec le chef Serge Viola
Gilles Leininger et son commis Valentin Meyer avec le chef Serge Viola
Il aurait aimé monter sur la plus haute marche du podium car « quand on s’inscrit à un tel concours on vise un podium », dit-il. Même si il est déçu de ne pas avoir atteint son objectif, il n’a pas démérité, a déroulé son épreuve aussi bien qu’aux derniers entrainements.

« Pour nous tout s’est très bien passé. J’ai tout goûté, c’est comme je le souhaitais, nous n’avons rien à regretter. L’assiette végétale autour de l’artichaut est même sortie avec de l’avance et nous avons utilisé les 3 minutes offertes pour dresser le plateau du lapin d’été. Mais il semblerait qu’il y ait un souci dans l’interprétation du sujet, qui m’a fait perdre quelques points ».

Le plateau de Gilles Leininger porté par Philippe JOANNES et Romuald Fassenet pour être présenté au jury dégustation
Le plateau de Gilles Leininger porté par Philippe JOANNES et Romuald Fassenet pour être présenté au jury dégustation
Mais l’aventure fut belle et va lui ouvrir des portes, notamment celle de la team France.
En quelques années, Gilles Leininger est passé de l’ombre à la lumière.

Surnommé "Le Viking", (par Frédéric Masse), doublement diplômé d'un CAP cuisine, et d’un CAP pâtissier, confiseur, chocolatier, et glacier, Gilles Leininger a effectué son apprentissage au Crocodile chez Emile Jung à Strasbourg. Passé par les Semailles à la Wantzenau (2001-2003), il rejoint le Festin de Lucullus à Strasbourg, avant de s’établir en 2009 au Jardin secret à la Wantzenau
Chef-propriétaire depuis 10 ans, il est apparu sur la scène de la compétition culinaire il y a quelques mois et s’est hissé véritablement sous les feux des projecteurs en remportant le trophée Masse.

C’est là que tout bascule, il fait les rencontres utiles et confirme son goût de la compétition. Le MOF est en ligne de mire, tout comme le Bocuse d’or. Le voilà sélectionné. « Quand je regarde les autres candidats issus de belles maisons et, avec un parcours remarquable, je me dis "tiens, parmi les 8, il y a un petit chef propriétaire alsacien qui a fait son chemin"....C'est la preuve que si l'envie et la motivation sont là, les portes sont ouvertes et le rêve accessible », dit-il.

Un rêve tout de même qui a un certain prix et demande des sacrifices, puisque le chef a investi plus de 10.000 euros dans sa préparation, en additionnant la valeur marchande apportée par les sponsors.

Le plateau sur le thème du lapin d'été avec cet oeuf blanc et un arbre en or à l'intérieur
Le plateau sur le thème du lapin d'été avec cet oeuf blanc et un arbre en or à l'intérieur

Gilles Leininger dresse son plateau sous le regard attentif de Romuald Fassenet
Gilles Leininger dresse son plateau sous le regard attentif de Romuald Fassenet
La sélection annoncé, il faut former une team et trouver un coach.

Les délais sont serrés et excepté Jérôme Jaegle, (4ème Bocuse d’or monde en 2011), "peu de chefs Alsaciens avaient l’expérience de ce concours", souligne Gilles Leininger. "Mais, Jérôme n’était pas disponible et cela semblait compliqué pour les chefs que j’ai sollicité de se libérer du temps. Cet été, un moment je me sentais un peu perdu, j’ai rendu visite chez mon oncle dans le sud qui m’a emmené déjeuner chez Jérôme Nutile, qui avait coaché Matthieu Otto, le précédent candidat. Je lui ai demandé son aide. Il m’a dit oui et au début, nous avons travaillé à distance au téléphone et sur photo. J’ai fait 9 entrainements blancs et sur les deux derniers, j’étais vraiment bien, j’étais dedans, avec des belles sensations, j’ai ressenti l’euphorie du concours et j’avais hâte d’y être, car au début je les vivais dans la douleur. En termes de logistique, ce n’était pas évident et même fatigant, je faisais la mise en place, je chargeais la voiture et j’allais chez Jérôme Nutile ».
Mais, rien ne l’aurait dissuader.

le lapin dressé sur assiette
le lapin dressé sur assiette

son assiette végétale a remporté le prix de la meilleure assiette
son assiette végétale a remporté le prix de la meilleure assiette

Dans son box avec son commis pour 5 heures d'épreuves au palais de la Mutualité
Dans son box avec son commis pour 5 heures d'épreuves au palais de la Mutualité
La team s’est étoffée avec des chefs tels Christan Nee et Benjamin Patissier, Nicolas fontaine, Julien Gallego qui sont venus goûter mes plats à Nîmes. Bien sur, Sylvie Grucker, fut d’un très grand soutien. Très présente, elle m’a aidé mentalement et nous fait baisser la pression quand il fallait, ce qui nous a permis d'avancer et de se reconcentrer les derniers jours. C’est elle qui a conduit le camion pour venir à la Mutualité et qui s’est occupé de certains sponsors et des papiers"

"Valentin, mon commis, en apprentissage à l’auberge de la chèvrerie, a beaucoup évolué au cours de cette aventure. Il m’avait été recommandé car il avait fini 3ème au MAF. Quand j’avais fait mes recettes, il m’a accompagné à Nîmes, nous nous sommes entrainés ensemble et nous sommes passés de 8h30 d’épreuves à 5h. Alors, nous étions prêts. "

"Nous avons aussi la chance de pouvoir nous entrainer au CEFPPA Adrien Zeller et je les en remercie. C’était magnifique, j'étais serein. Je n’étais pas dérangé par le service de mon restaurant, qui était resté ouvert. Un grand merci à toute mon équipe qui a pris la relève et à ma femme, sans qui rien n’aurait été possible."

Voir le podium et tous les résultats sur le site France EN CLIQUANT ICI

Par Sandrine Kauffer-Binz
Crédit photos ©Sandrine Kauffer-Binz et ©Bocuse d'or

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Sur place, Jerome Jaegle et Nicolas Davouze, deux anciens finalistes sont venus assister aux épreuves
Sur place, Jerome Jaegle et Nicolas Davouze, deux anciens finalistes sont venus assister aux épreuves


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