SOMMAIRE
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
18/09/2011

A la Hache, le moyen-âge s'invite dans votre assiette !


Les 17 et 18 septembre 2011, dans le cadre des journées du Patrimoine, l’association " Les restaurants et les hôtels de Strasbourg ont une histoire" a invité les gastronomes à découvrir un menu médiéval et empire en différents lieux emblématiques et historiques de la ville, sous le patronage du critique gastronomique, Gilles Pudlowski.

Sous l’égide de l’historien Jean-François Kovar et du chef de cuisine du restaurant Le Tire-Bouchon, Jacques Becker, deux menus ont été préparés dans le respect des produits d’antan, de leur mode de préparation et des traditions culinaires de l’époque.



Des cavaliers moyenâgeux chevauchaient dans la ville
Des cavaliers moyenâgeux chevauchaient dans la ville
Des fiches techniques ont été remises à chacun des chefs de cuisine des établissements participant à l’opération (Le Tire Bouchon, Zuem Strissel, Le Gruber, Au Dauphin, Le Caveau Gürtlerhof, Chez Yvonne, A la Hache, Le Lohkäs, Les Armes de Strasbourg, La Maison des Tanneurs) et une journée de dégustation des plats a été organisée pour parfaire les créations culinaires.

Toute la ville s’est parée et ambiancée d’Histoire, jouant des scènes de rues médiévales, partant à la rencontre de manants, jongleurs, cracheurs de feu, cavaliers, plongeant le centre historique de la cité, dans des festivités moyenâgeuses.

La Hache, datant de 1257, est le plus ancien restaurant de la ville
La Hache, datant de 1257, est le plus ancien restaurant de la ville
Chacune de ses tavernes a joué du charme et de l’authenticité voués à leur salle, pour accueillir et servir gentes damoiselles et damoiseaux, à festoyer et banqueter, à faire ripailles et bombances autour des mets.

L’époque médiévale fait la part belle aux carnassiers et la viande est, aux XIVe et XVe siècles, l'aliment de référence des seigneurs, qui en consomment abondamment; du gibier chassé aux animaux de boucherie ou de basse-cour.

Le moyen-âge fait la part belle aux épices et à la viande. A la Hache, le jambon embroché tourne dans la rotissoire
Le moyen-âge fait la part belle aux épices et à la viande. A la Hache, le jambon embroché tourne dans la rotissoire
Alors, le rendez-vous est pris à la Hache, le plus ancien restaurant de Strasbourg archivé dès 1257, sous l’appellation de "Zur Ackes". C'est aussi la seule brasserie pourvue d’une rôtissoire et Jean-François Kovar y organise une fois par mois en complicité avec l’Université Populaire de la Krutenau, une discussion "historique" autour d'une formule (dîner, boisson et conférence à 28€.
Informations et inscriptions : www.up-krutenau.com

L'équipe de salle en costume d'époque
L'équipe de salle en costume d'époque
En 1543, "La Hache", appartenait à l’aubergiste Jean de Turckheim, et un inventaire du mobilier établi en 1567 atteste de la présence d’un tourne-broche en fer avec ses accessoires. "Situé face à l’important marché du sel, le restaurant se tenait à proximité de la "porte des bouchers" non loin de la plaine des bouchers" explique Pascal Groh, féru de l'histoire de la Hache.

Jusqu’à la Révolution, La Hache est très prisée des Strasbourgeois. Située face au bâtiment de la Douane fluviale, centre de l’activité économique, où les marchandises transitent, elle est acquise en 1830 par Jean-Jacques Ansen, qui la transforme en une brasserie de belle renommée.

Alors, s'impatiente-t-on, que mangeait-on autrefois ?

soupe à l’ortie et aux amandes
soupe à l’ortie et aux amandes
Le repas est introduit par l'apéritif maison "un kir pain d'épices" servi par ailleurs toute l'année, mais qui, présentement, collait parfaitement à la thématique.

En entrée, c'est une soupe à l’ortie et aux amandes, qui nous est proposée par un serveur costumé.
Potage vanté pour ses vertus diurétiques, digestives, purificatrices et revitalisantes, elle était gouteuse. Les amandes broyées et le pain rassis, donnaient de la mâche au breuvage d'herbes.

Le brochet rôti au romarin et sa réduction de vin rouge
Le brochet rôti au romarin et sa réduction de vin rouge
Le brochet rôti au romarin, est proposé sans garniture, en tronçon et avec toutes ses arêtes en forment de Y.

Cuisiné aux épices (cannelle, marjolaine, gingembre, ou cardamome) et au vin rouge, bardé de gras, pour lui donner du gout et éviter qu'il se dessèche, ce poisson d'eau douce, par ailleurs carnassier, s'est révélé être une belle surprise.

Au moyen-âge, le poisson était essentiellement consommé salé ou fumé en période de Carême, où la viande, les oeufs et le beurre étaient interdits. Pêché dans le Rhin, le brochet est l'un des composants de notre célèbre matelote d'Alsace.

Un mille-feuille de panais au porc sur lit de navets aux châtaignes
Un mille-feuille de panais au porc sur lit de navets aux châtaignes
Un mille-feuille de panais au porc sur lit de navets aux châtaignes. Aussi appétissant qu'alléchant, aussi savoureux que généreux, ce plat gourmand exhorte toutes les recettes à l'ancienne avec ses garnitures confites et caramélisées : oignons, pommes de terre, panais, imbibés de la réduction de ce jus de viande épicé.

Dans la cocotte en fonte, se superposent lamelles de porc, oignons et panais, joli légume oublié au bon goût de châtaigne. Dans le bol, on retrouve des navets rissolés, mélangés à des châtaignes.
Le navet était l'un des légumes de base de la cuisine médiévale. Aisé à cultiver et propre à la nourriture des petites gens, le mot "navet" est, dès le 13è siècle, employé pour exprimer l'absence de valeur attribuée à quelque chose. La châtaigne était, quant à elle, un élément essentiel de l'alimentation rurale, surtout en période de mauvaises récoltes, consommée bouillie ou cuite dans la cendre.

une tarte bourbonnaise sucrée à l’écorce d’orange confite
une tarte bourbonnaise sucrée à l’écorce d’orange confite
En dessert, une tarte bourbonnaise sucrée à l’écorce d’orange confite, une recette du moyen-âge qui mélange fromage blanc et orange. L'appareil humide, léger et truffé de zestes d'oranges confits, ponctuait agréablement ce festin d'antan.

Quand l'histoire des mets raconte l'origine des produits, lorsque les plats de naguère panachent la gastronomie d'aujourd'hui, quand les recettes défient le temps, les papilles sont en émoi et les saveurs prennent d'autant plus de valeurs, qu'elles sont narrées, pour rendre honneur aux belles traditions culinaires d'autrefois.


Par Sandrine Kauffer
Crédit photos : ©JulienBinz



Voir l'album photos du repas médiéval à la hache

A la Hache
11, rue de la Douane - 67000 Strasbourg
03.88.32.34.32
www.alahache.com

RELIRE

"A La Hache" à la table du plus ancien restaurant de Strasbourg !

Voir les recettes ci-dessous



A lire dans la même rubrique...
1 2 3 4 5 » ... 71




1.Posté par Cordier le 20/09/2011 09:34

Dire que cette initiative nous réjouissait mon amie et moi par son thème et menu, mais alors quelle déception TOTALE pour nous deux qui souhaitions partager un moment ensemble..
Menu aux goûts insipides, absences totale d'épices sur aucun des plats..
(Les fiches techniques de référence ont du être de loin pas respectés...)
et ambiance générale du restaurant...???? Un seul petit bonhomme aux habits de l'époque entre une brigade de tabliers noirs...

La cuisine médiévale est totalement conviés aux mélanges élevés d'épices compatibles qui appertisait considérablement les denrées .. Il semble parfois que des freins sont mis sur ces mélanges complexes ... et on peut souvent hélas le constater...

Pour le potage, Un bouillon d'épinards tout juste avec quelques croutons et un trait de crème... En aucun cas du cresson, pour n'avoir ni le goût et la délicatesse du cresson et son trait d' acidité....
Aucune trace du fameux lait d'amandes... résultat d'un trempage long d'amandes émondés et concassés liant des potages et autres ragout soupe et viande, tel les porés blanches ou vertes.
Le plat de poisson... triste à mourir... Quenelles de poissons sur un vulgaire toast de pain d'épice et un jus de veau... toujours pas de parfum d'épices lointaine en vue.... Pour le plat le même constat avec ce filet mignon de porc et ses panais aux châtaignes..Le dessert un grand vide de goût avec cette tarte qui de loin laissait une note délicate pour finit le repas...

J ai partagé et participer à des recettes médiévales bien meilleurs et fortement plus savoureuses, et les épices laissent des souvenirs merveilleux et des accords suptiles..

Déception pour cette addition à 70 euros, qui en comparaison à deux déjeuners affaires dans un étoilé...

En conclusion, l'initiative audacieuse cependant le résultat gourmand pas au rendez-vous, et nous restons sur des saveurs amères quant à l'ensemble de notre soirée en amoureux...c'est bien dommage ...


VIDEO LES 10 ANS

ABONNEZ-VOUS

Newsletter

Recherche

Facebook
Communiquer sur les Nouvelles Gastronomiques

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires

Nos partenaires